
Patrimoine Généalogique Robert Nelson par Louise Pelletier historienne recherchiste
3 novembre 2019
Étude 686 lot rue reine Sorel-Tracy- par Louise Pelletier
15 novembre 2019PIERRE DE SAUREL par Louise Pelletier


PIERRE DE SAURELÂ Â Â Â
AUTEURE LOUISE PELLETIER
 Conception de la page couverture: Louise Pelletier
 Recherchiste: Louise Pelletier
 Collaborateurs: François Lesbros Fort Barraux Dauphiné France
                Jean Réveillier Vincenne France
 Montage: Louise Pelletier
 Paléographie: Louise Pelletier
 Éditeur: Photocopie Express
 Dépot Légal: B.N.Q & B.N.C
 DĂ©but de ce manuscrit le mois d’aoĂ»t 1991 et terminĂ© le 14 fĂ©vrier 1994.
 Toute reproduction autre que l’auteure, sera punie par la loi.
DÉFINITION DU NOM SAUREL
Saur : Jaune-brun, de couleur enfumĂ©e1; sauras, sauraux, sauret, saurez, saurin, sauron, saurou et saurel. Dans le midi on appelle encore sauri crin une crinière blonde et brune. Saurel se dit aussi pout tĂŞte Ă l’Ă©vent2.
Saur, un roux brun, diminutif Saurel; Puy du DĂ´me Auvergne dans le massif central. Sorel; dans la vallĂ©e de la Somme Eure et Loir Normandie3. Sorel: Somme Nord de la France, canton Roise Meuse Eure et Loir, Seine en Vimeu et Seine en Moussel. Sorellum l’annĂ©e 1104 et un nom de personne gauloise Saurus et suffixe ellum4.
Saur, roux PARIS. – Soret, banquier en Cour de Rome, trĂ©sorier des Mousquetaires : une fasce dentelĂ©e et trois macles. – Sorin, épicier : chevron et trois poires. – Sorin greffier : deux plumes en sautoir, liĂ©es d’un cordon. – LYON. – Sauret, apothicaire et bourgeois : chevron Ă la fleur de lis. – Sauron, bourgeois : trois tĂŞtes de lions. – MARSEILLE. – Sauron, courtier : une montagne sur une mer et un soleil. – Sauron, commis : coupĂ© : un pal, un Ă©lĂ©phant. – Sauron, bourgeois : coupĂ© : une barre, une guivre. – TOURRAINE. – Soreau, famille de Agnès de Sorel : un sureau arrachĂ©. – BRETAGNE. – Sorel, noble ancien, dont Robert qui pilla et brĂ»la deux fois la ville de Combourg, avant de se croiser, en 1248, ancien : une croix cantonnĂ©e d’un annelet. Moderne : un aigle. – PROVENCE. – Saurin, famille ancienne 13ième siècle5. -Saurel, avocat de la cour Grenoble : d’argent au sureau de sable6.
1 Dictionnaire des noms de famille et des prénoms par Philippe Lagneau et Jean Arbuleau Vernoy-Arnaud de Vesgré. Académie héraldique France.
2Â Idem 1.
3Â Dauzat le dictionnaire pages 2200 et 2205.
4Â Dauzat le dictionnaire page 1933.
5 Héraldique des noms anciens page 214.
6 Armorial du Canada Français page 123.
BIBLIOGRAPHIE DES FAMILLES
Sorel Agnès, née à Fromenteau Touraine(1422-1450), surnommée la Dame de Beauté, du nom de la seigneurie de Beauté-sur-Marne, que Charles VII lui avait donnée Favorite de ce dernier, elle exerça sur lui une grande influence7.
Sorel Charles, Sieur de Souvigny, Ă©crivain français, nĂ© Ă Paris (1600-1674), auteur d’un roman rĂ©aliste, la Vraie Histoire comique de Francion (1623) 8.
Sorel Albert, historien français, nĂ© Ă Honfleur (1842-1906), auteur de l’Europe et la RĂ©volution française (1884-19004, spĂ©cialiste de l’histoire diplomatique. (AcadĂ©mie française)9.
Sorel Georges, sociologie français, nĂ© Ă Cherbourg (1847-1922), auteur de la rĂ©flexion sur la violence (1908) et d’ouvrages sur des problèmes philosophiques, Ă©conomiques et moraux10.
Sorel Julien , hĂ©ros du roman de Stendhal le Rouge et le Noire. Il lutta contre sa sentimentalitĂ© en s’obligeant Ă l’ambition et Ă l’Ă©nergie11.
Sorrel Claude, notaire et chatelain de L’Albene, commune du Canton de Vinay, arrondissement de Saint-Marcellin et mariĂ© Ă Anne Rabot. Elle est veuve en 1699, par un contrat de procuration Ă son fils, Pierre bourgeois Chatelain de PoliĂ©nas, en DauphinĂ©. L’un de ses descendants, Antoine Sorrel des Rivières est mariĂ© Ă Marie Augustine Ollivier du Petit-Bois, Ă Saint-Dominque de Port-Au-Prince, en 1770, et en deuxième noce Ă EugĂ©nie de Surtre, vers 1791 Ă ĂŽle Saint-Dominique, près de la plantation de Nigogoana Ă Cuba. Il a demeurĂ© Ă Louisbourg au XVIIIième, Ă Washington, en Georgie, Texas, et dont-il laisse une nombreuse descendance. Le cousin d’Antoine Sorelle des Rivières, Jacques Joseph Sorel dit Jacob, demeurait Ă Attakapas Sainte-Marie de Louisiane depuis longtemps, avec ses deux neveux Solange et Martial qui se sont mariĂ©s aux filles Pellerin. Il existe encore de la descendance Ă Chantesse au Château de Linage. Il s’agit de Monsieur de Joseph de Paillonne et Ă l’Église de Chantesse tout près du cimetière des pierres tombales des familles Sorrel.12.
7Â Le Grand Larousse page 1576.
8Â Idem 7.
9Â Idem 7.
10 Idem 7.
11 Idem 7.
12 Notes sur la famille de Sorrel par Étienne Charles Antoine Victor Sorrel et mise en ordre par François Pison 1982 de France.
 Sorel, Pierre Saint-Olive dans son livre les dauphinois au Canada, signale plusieurs lieux de Sorel près de Chantesse. Ă€ la fin du 16°siècle des familles Sorel Ă©taient notables Ă Chantesse, Alberne, PoliĂ©nas et Grenoble. Ils ont donnĂ© des notaires, des avocats, des conseillers et des PrĂ©sidents au Parlement de Grenoble et Ă la cour des Comtes. Ils se sont alliĂ©s Ă la noblesse mais aucun d’eux sont anoblis13.
Sorrel Ennemond est mariĂ© Ă Bonne Disdier, en 1619, fille de Claude Disdier, notaire royal. Son fils Claude est notaire qui sera l’AncĂŞtre de Jean RĂ©veillier de Vincennes14.
Sorel dit Marly Pierre (gardien des eaux et forĂŞts) et Louise de Nicaise, Saint-LĂ©ry Évreux Normandie. Son fils Pierre est venu au QuĂ©bec comme soldat de la Monsieur de Beaujeu et mariĂ© Ă HĂ©lène Delage, le 9 novembre 1727 Ă MontrĂ©al, en deuxième noce Ă Louise Campeau, le 2 mars 1734 Ă MontrĂ©al. Pierre fils possède une concession sur L’ĂŽle de MontrĂ©al, et concierge de la maison du Marquis de Beauharnois, en 173015.
Sorel dit LĂ©veillĂ©e Nicolas et Marguerite de Thullier, de Saint-Martin-D’Amiens en Picardie. Son fils Nicolas est venu au QuĂ©bec, et mariĂ© Ă Geneviève Harbour, le 6 novembre 174716.
Sorel (Chorel) dit Leveillée Pierre et Anne , Saint-Léon Diocèse Carcassonne Languedoc. Son fils, Jean-Baptiste-Hilaire, est venu au Québec, et marié à Geneviève Brault dit Pommainville à Québec, le 23 juillet 171517.
Sorel (Soreste) dit Larose Jacques et Marguerite Pary, Montours Diocèse Mans Maine. Son fils, Jacques, est venu au Québec, et marié à Catherine Laporte à Chambly, le 7 janvier 174118.
Sorel François soldat à Chambly est venu au Québec et décédé vers 175519.
13 Lettre de Jean RĂ©veillier adressĂ©e Ă l’auteur le 3 dĂ©cembre 1991.
14 Lettre de Jean RĂ©veillier adressĂ©e Ă l’auteur le 19 septembre 1992.
15 Notaire Jean-Baptiste Dufresne, Sources de Jérôme Larochelle et Drouin.
16Â Drouin.
17Â Idem 16.
18Â Idem 16.
19Â Idem 16.
Sorel Antoine est originaire de France et demeure, en Louisiane. Il se marie Ă Marie Rollet, au Fort Charthes, le 11 avril 1726. Antoine serait-il le père de Jacques Joseph Sorel dit Jacob, des Attakapas de Saint-Marie de Louisiane, cousin d’Antoine Sorrel des Rivières20?
Sorel Antoine lieu inconnu est engagĂ© chez Jean Desmarais Ă l’ĂŽle d’OrlĂ©ans selon le recensement de 166621.
Saurel Mathieu avocat à la Cour et Jeanne Giraud, Notre-Dame de Grenoble Dauphiné. Son fils, Pierre, soldat du Régiment de Carignan est venu au Québec, et fonde la ville de Saurel(Sorel), en 1665. Il se marie à Catherine Legardeur à Québec, le 7 novembre 166822.
20Â Idem 16.
21Â Idem 16.
22Â Les Dauphinois au Canada Pierre Saint-Olive France.
BIOGRAPHIE DE MATHIEU
Mathieu de Saurel est nĂ© probablement avant les annĂ©es 1600 et mariĂ© Ă Jeanne Giraud vers 1619. Il est avocat Ă la Cour Ă partir de 1621, et le 2 aoĂ»t de 1630, Monsieur de Saurel se rendra Ă la Cour, en ce moment Ă Lyon, pour y poursuivre le jugement du procès de la ville de Monsieur de la Baulme et l’expĂ©dition des lettres de franchises de taille23. En 1644, il Ă©tait inscrit au rĂ´le de taille royale, pour son logis dans la rue du Breuil, et Garde des sceaux au Conseil Souverin de Pignerol. Dans ses actes, Mathieu est qualifiĂ© avocat, et participe aux dĂ©libĂ©rations du corps consulaire de Grenoble. Il est mĂŞme dĂ©lĂ©guĂ© Ă la Cour pour y poursuivre la continuation de certaines ressources deniers d’octroi, pĂ©age du pont de l’Isère, remboursement des frais de fortifications24.
De Jeanne Giraud et Mathieu de Saurel, naquirent 5 enfants, Cypion -Philippe le 3 août 1621 à Saint-Hugues et Saint-Jean, Jean le 1 décembre 1625 et mort jeune, Pierre le 26 décembre 1626 à la paroisse de Notre-Dame, Jean le 1 mai 1630 et Scypion25.
En 1644 le 16 juin, il vend pour 12000 livres aux religieuses du Verbe IncarnĂ© de Grenoble, une maison, jardin et dĂ©pendances, situĂ©s sur la place Grenette, et appelĂ© le « logis du Dauphin » : cette maison Ă©tait sise auprès de noble Jacques Pourroy seigneur de Voissant, dite « de la Tour-Perse ». La place Grenette est autrefois (Dubreuil) et la rue Montorge (Dubreuil)26. Le «Logis du Dauphin » appartenait Ă la famille Giraud, d’après le contrat de vente du 16 juin 1644. Mathieu de Saurel serait le tuteur de ses enfants, et l’exĂ©cuteur testamentaire de feu Jeanne Giraud et de feu Giraud son père. Cette famille Giraud de Saint-PĂ©rier est originaire de Saint-Donat sur l’Herbasse, selon l’Armorial du DauphinĂ© de Rivoire de la Bathie, et les Armoiries sont de sable au porc-Ă©pic d’argent27.
Mathieu de Saurel avait une sœur, Suzanne, mariée à Fleurimond Grimaud Ils ont eu un fils Ennemond, dont la marraine est Jeanne Giraud femme de Mathieu, le 13 septembre 162228.
Alors Jeanne Giraud est dĂ©cĂ©dĂ©e avant 1644 et son Ă©poux Mathieu avant 1665. Seulement leur fils, Pierre soldat du RĂ©giment de Carignan, s’est mariĂ© Ă Catherine Legardeur au Canada, en 1668.
23 Archives de Grenoble lettre adressĂ©e Ă l’auteur le 22 octobre 1991.
24Â Les dauphinois au Canada Pierre Saint-Olive.
25Â Idem 21.
26Â Archives de Grenoble France.
27 Lettre adressĂ©e Ă l’auteur le 10 juin 1993 par François Lesbros adjoint Ă Fort Barreaux.
28Â Les registres de l’hĂ´tel de ville de Grenoble.
LES NAISSANCES DES ENFANTS DE MATHIEU DE SAUREL
Des archives de la ville de Grenoble.
Le 3 août 1621 a été baptisé Cypion Philippe fils de Monsieur Mathieu de Saurel avocat de la dite Cour et demoiselle Jeanne Giraud et ainsi son parrain Monsieur Cypion Guillard aussi avocat à la dite Cour et sa marraine demoiselle Élisabthe Roux fille de Monsieur Roux29. Saurel et Monguillier.
Le 1 décembre 1625 a été baptisé Jean Saurel fils naturel de Monsieur Mathieu de Saurel avocat à la dite Cour et demoiselle Jeanne Giraud et ainsi Monsieur Armand Jean Bourgis et Antoinette Donat sa marraine30.
Bourgis
Donat Saurel
Bouchin
Le 26 décembre 1626 a été baptisé Pierre de Sorel fils de Monsieur Mathieu de Sorel avocat à la dite Cour et demoiselle Jeanne Giraud et son parrain Pierre Fayolle aussi avocat à la dite Cour et de la marraine Justine Rossignol31.
Justine Rossignol
Pierre Fayolle
Mathieu Saurel
Claude Savoye écuier
Fayan prĂŞtre
Fleurimond Grimaud
Baume Curé
Duris
LE FILS DE SUZANNE DE SAUREL ET SOEUR DE MATHIEU
Le 13 septembre 1622 a Ă©tĂ© baptisĂ© Ennemond fils de Monsieur Fleurimond Grimaud et Damoiselle Suzanne Saurel et son parrain Monsieur Ennemond Duris capitaine de navire et Damoiselle Jeanne Giraud femme de Monsieur Mathieu de Saurel avocat Ă la dite Cour32.    29 Lettre de François Lesbros adressĂ©e Ă l’auteur le 4 octobre 1991.
30Â Idem 29.
31Â Idem 29.
32Â Idem 29.

Cette maison surnommĂ©e « LE LOGIS DU DAUPHIN » , est situĂ©e sur la Place Grenette Ă gauche de cet immeuble, figure une entrĂ©e cochère portant le numĂ©ro 2 de la rue Montorge(Dubreuil). Cette entrĂ©e cochère permettait au Duc de Lesdiguières d’accĂ©der dans son palais situĂ© entre Saint-AndrĂ© bâtie au 12ième siècle dont on voit le clocher sur la gravure et l’immeuble Saurel. Le « Logis du Dauphin » appartient aux SĹ“urs du Verbe IncarnĂ©, en 1644, et il est remplacĂ© par le premier Syndicat de France, en 188933.
33 Lettre de François Lesbros adressĂ©e Ă l’auteur le 4 octobre 1991.

CONTRAT DE VENTE DE LA MAISON DE MATHIEU SAUREL 1644
Vente du logis du dauphin de Mathieu de Saurel aux soeurs du verbe incarné de Grenoble le 13 juin 1644.
Au nom de Dieu soit fait l’an 1644 et le troisième jour du mois de juin en après-midi, par-devant moi notaire royal hĂ©rĂ©ditaire de Grenoble soussignĂ© par les tĂ©moins, car nommĂ© personnel, Ă©tablit Messire Mathieu Saurel, conseiller du Roi en ses conseils Souverain de Pignerol en qualitĂ© de père lĂ©gitime administrateur de ses enfants et de feu damoiselle Jeanne Giraud sa femme. Lequel soit l’ombre franche et pure libĂ©rale volontĂ© pour lui et les siens successivement quelconques et vendu comme parce prĂ©senter. Il vend, cède et quitte, remet Ă perpĂ©tuitĂ©, transporte et transfère aux rĂ©vĂ©rentes dames religieuses du couvent du Verbe IncarnĂ© de cette ville de de Grenoble, absente dame Jeanne de la Croix de ChevirĂ© de l’ĂŽle de Loire, veuve de feu noble FĂ©licien Coffin en son vivant conseiller du Roi en ses conseils et son avocat gĂ©nĂ©ral au parlement de Grenoble, ce portant stipulant et acquĂ©rant pour au nom des dites dames religieuses mĂŞmes par roture ou vente de la procuration de ce jour passĂ© par dame SĹ“ur ThĂ©rèse de JĂ©sus de Giabali(sic), supĂ©rieure au monastère de Ronrie (sic) par moi notaire soussignĂ© au bas prĂ©sentĂ© et enregistrĂ© et de l’autoritĂ© et consentement dur rĂ©vĂ©rend père Andrieu et Messire Pierre Scarron conseiller du Roi en ses conseils et Ă©cuier Prince de Grenoble et prĂ©sident perpĂ©tuel des Ă©tats de la province de Dauphine.
Savoir une maison, Ă©curie, jardin, passage et droit appartenance quelconque, dĂ©pendances de la dite maison, Ă©curie, jardin et passage sans aucune chose, part, portion, ni droit quelconque, ni rĂ©serve le tout en cette ville de Grenoble place Grenette appelĂ© le LOGIS DU DAUPHIN autour de quoi confronte la dite place Grenette du lieu si noble Jacques Pourroy seigneur de Voisan pour sa maison appelĂ© la Tour de Perse et son Ă©curie devant la rue passant au derrière de la dite Tour de Perse allant sur les bastions au manège couchant du Sieur de la Motte avec Messire Pierre Fauve libraire pour son jardin et Ă©curie de sise la maison du Sieur Galle et de Petitcher et autres parures le tour vendu avec leurs autres vrais confirmer et quoi le tout contienne entrĂ©e et sortie, droit et commoditĂ© privilège et appartenant quelconque aura lĂ , soit la rente de vente que le tout se trouvera faire au Seigneur dira mieux informer et sans autres pentionner (pensionnaires), ni imbrigantionner(quereller) quelques usagers et disbriguer(briguer) de tout arriĂ©ages des rentes et tailles (dettes) du passĂ© finir Ă la dite Croix de septembre prochaine pour du tout et jouĂŻr par les dites dames religieuses pour le dit jour fĂŞte de Sainte-Croix en septembre prochaine et non plutĂ´t et comme de chose Ă elles justement acquises et Ă celles qui leurs succèderont, au dit comment le tout pour et moyennant le prix convenu de 12000 livres de l’ordre de cour de 50 livres pour paiement et vallent comme a Ă©tĂ© faite en pistolles d’espagne et autre bonne monaye du Roi et de pour voyant moi notaire tĂ©moin au
34Â Archives municipales de Grenobles.
contentement du dit Sieur Saurel lequel comme payé comptant et satisfait des dites 150 livres en quitte les dites dames religieuses ci les dites 12000 livres seront payés au jour et fête de la Saint-Croix prochain aux créanciers de feu la dite demoiselle Jeanne Giraud et de feu Sieur Giraud son père qui ont leurs hypothèques sur la dite maison et autres biens qui ont appartenus à dite demoiselle Giraud.
Lesquels crĂ©anciers le dit Sieur Saurel entre y ci le susdit temps judiquera et baillera par dĂ©claration aux dites dames religieuses et passĂ© Ă la dite Sainte-Croix de septembre prochaine les dites dames religieuses seront tenues de garder le dit Sieur Vendeur de tout et des peines dont ci juste ennuies les dits crĂ©anciers et consent le dit Sieur que lord du paiement qui en sera faite les dites dames religieuses autrement et soient subroger aux droits, actions et hypothèques des dits crĂ©anciers et ce qui restera du prix de la prĂ©sente vente les religieuses seront tenues de payer au dit vendeur ou aux soeurs dames religieuses ait Ă compter dĂ» le jour de la dite croix de septembre prochain avec limite du dit restant au dernier vingt et moyennant ce le dit Sieur Saurel fait donnation de toute la plus valeur des choses le Sieur Vendeur aurait qu’il y en ait quelque soit prĂ©sentĂ© au future quand mĂŞme excĂ©derait la moitiĂ© du juste prix par donnation la meilleure forme que faire ne peu se dĂ©mentissant des choses sur vente et les dames religieuses garantissant par le bail ci tradition de la plume de moi notaire faite entre les mains de la dite dame de La Croix faisant pour moi clauses de constitut et prĂ©caire aucun trouble et intervenant promettant en outre le dit Sieur Vendeur qui n’ait dĂ©viction des choses sur vendue d’ĂŞtre aux dite dames religieuses et Ă celles qui leurs succèderont au dit comme de toute Ă©viction manutention et garantie du susdit pour ennuyer et contre tout en jugement ci dĂ©clarer ci d’autant que les dites dames dĂ©sirent faire des grandes rĂ©parations aux choses sur vendue en cette fin qu’il apparaisse Ă l’advenir de l’Ă©tat auquel si le tout a prĂ©sentĂ© les dites parties ont connues qu’il sera faire visitation et description du tout Ă cause Ă©tait ont communĂ©ment nommĂ© et connu des maĂ®tres experts charpentiers et mâçons des personnes.
Lequel procĂ©deront Ă la dite vente et visitation des dites choses Sieur vendeur pour après et faire leurs rapports entre les mains de moi notaire soussignĂ© aussi connu par les dites parties le tout aux frais des dites dames religieuses et sans ce que pour subire le dit Sieur Vendeur soit tenu de contribuer en rien aux frais de la dite procĂ©dure et le tout contenu ci-dessus les dites parties respectivement la closonne l’endroit et qui leur touche et conserne promettent et jurent montrent et attendre depoint et poursuis ni jamais ni contrevenir directe et indirecte avis le tout avoir pour agrĂ©er et garder et observer Ă peine de tout dispenser, dont ci juste et pour ceci Ă©tait la dite dame de La Croix par vertu de sa dite procuration oblige et hypothèque tous leurs biens des dites dames religieuses par ce prix et particuliaritĂ© tout ici desrogation cessant la maison, Ă©curie et jardin du Sieur Vendeur demeurant spĂ©cial affecter et hypothèquer et aux soeurs et jusque qui les pourraient en suivre et soumettent particulièrement les dites dames pour l’exĂ©cution des prĂ©sentes toute cour judiciaires ou les prĂ©sentes seront obliger de renoncer au privilège quelles pourraient avoir se demander renvoie pardevant toutes juges clĂ©siatique ayant ĂŞtre ainsi expressif connu aux autres renonciations de tout droit ainsi contre ni jure au droit disant laquelle renonciation ne valoir si la spĂ©ciale ne prendre fait stipule Grenoble amis Louise Despins, de noble Gaspard Coffin, Pierre de Croisille et Messire Pierre Deromigui Chanoine en l’Église de Notre-Dame de Grenoble aumonier Demond, Seigneur LĂ©veque, Noble Claude Delelui Page et Monseigneur tĂ©moins requĂŞte signer avec les parties et l’original. Étant fait collationner mon propre original par moi notaie soussignĂ© pour faire ajurer Claude Monseigneur de cette ville de Grenoble en qui faisant en foi de quoi moi notaire soussignĂ© annĂ©e le 26 novembre 1644 35.


La porte cochère de l’entrĂ©e de la maison Mathieu de Saurel, et oĂą est entrĂ©e le rĂ©giment de Carignan sous les ordres du Duc de Lesdiguières connĂ©table de la France36.
Le contrat stipule, Carignan infanterie et le Duc de Lesdiguières pays de France gouverneur et intendant général pour le Roi et Dauphiné.
L’on suite des ordres que nous avons reçu de sa MajestĂ©. Il est ordonnĂ© au commandant du rĂ©giment de l’infanterie du Carignan qui est a Chaumont et exiler Ă Jouvanceaux.
Et alléguer de faire partie et déplacer de ces lieux maintenant la présence ordre reçu, la quatorzième compagnie du régiment, et de leur faire attente dans ces lieux porter par leurs ordres, et que nous avons fait expédier de ce jour ou être logé conformément à ceux après du dit obéissance fait à Grenoble le 5 février 1646 37.
Lesdiguières Monseigneur Grégoire.
36Â Idem 33.
37 Archives de la mairie de Fort Barraux daté du 28 juin 1991

Fort Barraux construit en 1596 par le Duc de Savoie, conquit le 15 mars par 1598 par le ConnĂ©table de Lesdiguières. RemanĂ© par Vauban, rachetĂ© par la commune de l’ArmĂ©e en 1990. ClassĂ© Monument Historique38.
HabituĂ© au froid, Ă la neige et aux expĂ©ditions lointaines, le RĂ©giment de Carignan-Salières quitta Fort Barraux, appuyĂ© d’un armement des plus modernes, et s’embarqua au port de Larochelle sur le navire  » La Paix », le 13 mai 1665, en direction de QuĂ©bec, pour protĂ©ger la colonie de la Nouvelle-France contre les attaques incessantes des Iroquois.
Une fois Louis XIV rempli, d’un bon tiers des officiers et soldats du RĂ©giment dĂ©cidèrent de prendre souche en Nouvelle-France, et marièrent les filles du Roi, « pas trop repoussantes, sachant tenir le mousquet, la hache et la charrue, Ă©tant robustes et fortes pour donner Ă sa majestĂ© de bons, nombreux et loyaux sujets ».
Les Jacques de Chambly, Antoine Pécaudy de Contrecœur, Pierre de Saurel, Pierre de Saint-Ours, René Gauthier de Varennes, et François Jaret de Verchères donnèrent leurs noms à des jolies villes de la Vallée du Richelieu39.
38Â Les arhives de Fort Barraux Dauphin.
39 Écrit par René Legendre maire de Carignan le 3 octobre 1992.
Costume militaire du régiment Carignan-Salières
C’est sous l’influence anglaise que naĂ®t en France, après 1645, l’idĂ©e de doter les militaires d’un uniforme. Timidement mise de l’avant par des commandants soucieux d’indentifier leurs troupes, l’initiative se rĂ©pand bientĂ´t Ă travers la France.
En Nouvelle-France, les soldats du rĂ©giment Carignan-Salières sont parmi les premiers Ă nous arriver, revĂŞtus du prestige de la beautĂ© de leur costume. Comme c’est l’usage en France, celui-ci ne se distingue du civil que par sa couleur. Les trois pièces principales sont le justaucorps qui est ici de couleur brune. La garniture, des boutons, des revers ou du baudier est bleue et les boutons ne sont pas en mĂ©tal. Sous le justaucorps, le soldat porte une veste bleue et une culotte dont l’extrĂ©mitĂ© est cachĂ©e par des bas. La botte souple, si populaire sous Louis XII et dont le port aurait Ă©tĂ© si utile aux soldats devant marcher Ă travets les herbes, les forĂŞts, dans la boue et la neige est disparue. Comme la botte a laissĂ© place chez les civils Ă la chaussure courte ornĂ©e de ruban, les troupes françaises l’ont Ă©galement adoptĂ©e.
PORTRAIT PHYSIQUE ET MORAL
Pierre de Saurel : ses cheveux sont d’un brun roux et très Ă©pais40. Il est reconnu comme bon soldat, un homme honnĂŞte, plein de courage et d’ambitions, d’une grande sensibilitĂ© vis-Ă -vis ses semblables. Il a le goĂ»t de l’aventure, et mène Ă bon port, tout ce qu’il entreprend. Pierre est un mauvais administrateur dans l’administration de ses biens et de son argent41.
Il est nĂ© Ă Grenoble, et baptisĂ© le 26 dĂ©cembre 1626, dans la paroisse Notre-Dame, fils de Mathieu avocat de la Cour et Jeanne Giraud42. Il a grandi dans la maison de son grand-père Giraud « Le Logis du Dauphin », rue Dubreuil(Montorge), avec ses trois frères Jean, Philippe et Scypion43. Sa mère, Jeanne Giraud, mourut avant 1644, et Pierre est âgĂ© de 18 ans. Il s’est engagĂ© probablement Ă sa majoritĂ©, soit vers 1647. Pierre de Saurel est nommĂ© Capitaine du RĂ©giment de Carignan, et s’embarqua au Port de Larochelle, le 14 mai sur le navire, « La Paix », avec son infanterie44. Il est reconnu par Jean Talon pour avoir la meilleure division de sa compagnie, et une rĂ©compense de 1200 livres lui a Ă©tĂ© accordĂ©e45.
Saurel arrive Ă QuĂ©bec, vers le 18 aoĂ»t 1665, et dĂ©jĂ , on lui donne la mission d’Ă©tablir un fort Ă l’embouchure de la rivière Richelieu. Il a participĂ© Ă de nombreux exploits contre les indiens avec ses soldats, de 1666-1667, et son rĂ©giment fut licenciĂ©, en 166846. Il se construit un manoir de 35 x 50 pieds, avec un moulin banal Ă vent, en pierres des champs, une grange, deux Ă©tables et une bergerie47.
Il se marie Ă l’Église Notre-Dame de QuĂ©bec Ă Catherine Legardeur de Tilly, fille de Charles et Geneviève Juchereau de Maur, le 10 octobre 166848. Les Ă©poux ont passĂ© un contrat de mariage, le 9 octobre 1668, devant le notaire Romain Becquet, en prĂ©sence de Monseigneur de Laval ÉvĂŞque et Jean Talon Intendant de la Nouvelle-France49. Pierre de Saurel fut anobli, le 29 octobre 1672,
40Â Dauzat le dictionnaire pages 2200-2205.
41 Histoire de Sorel Couillard Després pages 32-41-54.         Biographie Canadienne page 616.
42Â Archives de la ville de Grenoble.
43Â Idem 42.
44Â Bibliographies du Canada page 616.
45Â Archives de Grenobles.
46Â Bibliographies du Canada page 616.
47 Histoire de Sorel Couillard Després page 43.
48 Archives Nationales de Québec.
49Â Idem 48.
en mĂŞme temps qu’on lui concède la Seigneurie de Saurel50.  Pierre est devenu dĂ©fricheur et connaĂ®tra des moments difficiles51. Il fit la traite des fourrures avec les indiens et la vente de l’eau de vie, en 1681. Sa femme Catherine se trouvait souvent seule pour gĂ©rer la Seigneurie de son mari. Pierre a Ă©tĂ© demandĂ© d’urgence pour ses affaires, Ă MontrĂ©al le 10 octobre. Il est dĂ©cĂ©dĂ© subitement, le 28 novembre 1682, enterrĂ© dans l’Église de Ville-Marie, et assistĂ© par le curĂ© Guillote52.
Pierre Ă©tait d’une Ă©nergie remarquable, et aimĂ© des ses colons. À la suite de sa mort, ce qui fit une grande perte pour la Seigneurie de Saurel53. Il laissa sa veuve avec de nombreuses dettes, et malgrĂ© tout, la Seigneurie est pleine expansion. Catherine Legardeur veuve de Saurel doit hypothĂ©quer ses biens pour payer ses crĂ©anciers54. Mais ce fut peine perdue, elle est obligĂ©e de vendre la Seigneurie de Sorel, le 15 fĂ©vrier 1713, Ă Nicolas Dupont de Neuville, au nom de M.Ramesay, gouverneur de MontrĂ©al55.
Mme Sorelle est dĂ©cĂ©dĂ©e subitement, le 25 juin 1732, âgĂ©e de 82 ans et 10 mois, et inhumĂ©e dans le cimetière de Sorel56. Les Ă©poux Saurel n’ont jamais eu d’enfants. Pierre de Saurel avait un beau-frère, Pierre de Saint-Ours. Il a Ă©pousĂ©, la soeur de la femme de Saurel, Marguerite Legardeur, Ă Batiscan, en 170857.
50Â Bibliographies du Canada page 616.
51 Histoire de Sorel Couillard Després page 53.
52 Archives de Notre-Dame de Montréal.
53 Histoire de Sorel Couillard Després page 57.
54 Histoire de Sorel Couillard Després page 94.
55 Archives nationales de Québec page 168.
56Â Archives paroissiales de Saint-Pierre de Sorel.
57Â Tanguay.

Le 26 dĂ©cembre 1626 a Ă©tĂ© baptisĂ© Pierre de Sorel fils de Monsieur Mathieu de Sorel avocat Ă la dite Cour et demoiselle Jeanne Giraud et son parrain Pierre Fayolle aussi avocat Ă la dite Cour et de la marraine Justine Rossignol Ă l’Ă©glise de Saint-Hugues et Saint-Jean de Grenoble58.
Justine Rossignol     Pierre Fayolle Mathieu Saurel Claude Savoye écuier Fayan prêtre
58Â Idem 29

LE CONTRAT DE MARIAGE DE PIERRE DE SAUREL ET CATHERINE LEGARDEUR
LE 9 0CTOBRE 1668
Pardevant notaire Romain Becquet notaire Royal de la Nouvelle France rĂ©sident Ă QuĂ©bec et tĂ©moins dĂ©signĂ©s furent prĂ©sents en leurs personnes Messire Pierre de Saurel Ă©cuyer et Seignueur du dit lieu, capitaine de la compagnie du RĂ©giment de Carignan Sallière d’État et ordinairement au dit lieu de Saurel et pour autoriser cette ville et fils Mathieu de Saurel et de son vivant conseiller du Roi en ses conseils d’États et prĂ©sidents et gardien des sceaux au Conseil de Pignerol Italie ancienne province française et dame feu Jeanne Giraud de ses pères et mères d’un part Messire Charles Legardeur Ă©cuyer Seigneur de Tilly et conseiller du Roi et son Conseil Souverain et ce pour autoriser pour laisser d’une part stipulante et cette partie damoiselle Catherine Legardeur laquelle prĂ©sente et du consentement de leurs parents et amis assemblĂ©s de la part et d’autres du Seigneur de Saurel et Messire Daniel RĂ©my Ă©cuyer et Seigneur de Courville et Gouverneur Lieutenant GĂ©nĂ©ral pour le Roi et Juge de Paix et Messire François de Laval ÉvĂŞque et PrĂŞtre Vicaire Apostolique de la Nouvelle-France et nommĂ© par le Roi premier ÉvĂŞque de l’Église et Messire Jean Talon Intendant de la Justice du Roi, Police et Financier du Roi pour Monsieur Bouteroute aussi Intendant du Roi pour Monsieur de Sallière Colonel du RĂ©giment de Carignan et Jean Aubert de Lachenaie MaĂ®tre du Bourg de cette Ville et de la part Antoine de Tilly et de la fille de NoĂ«l Legardeur et pour ainsi de la dite Marie Legardeur sa soeur Jean Juchereau Sieur Desmaure et son grand-père maternel Jean Juchereau de LafertĂ© ont solennisĂ© et bon grĂ© et volontier reconnu avoir confesser pour ainsi avoir fait leur accorder et promesse de mariage qui ensuive c’est Ă savoir que le dit Seigneur de Saurel a promis et promet de prendre Catherine Legardeur comme aussi la dite damoiselle et l’ais consentement Sieurs et Dames ses pères et mères a promis de prendre pour mari et lĂ©gitime Ă©poux le Seigneur de Saurel pour juste mariage faire solenniser en face de notre Mère la Sainte-Église Catholique Romaine. Le plutĂ´t qui pourra se faire entre eux et leurs parents et amis de Dieu et notre Mère Église Catholique Romaine si consentent et accordent pour ĂŞtre le dit Seigneur et la Damoiselle future conjointe ont tous communs de tous biens et immeubles, meubles conquets du jour de leur Ă©pousaille la douaire suivant le rĂ©gime de ce pays de la Nouvelle-France ne seront tenus aux dettes de l’un de l’autre faitent et crĂ©es avant le futur mariage s’y aucunement et seront payĂ©es et acquitteĂ©s par celui les aura crĂ©es sur son bien, sera douĂ©e la dite demoiselle Legardeur future Ă©pouse de la somme de 500 livres, livrer des rentes d’une pension viagère Ă prendre y avoir sur le plus beau et meilleur des biens du dit Seingneur futur Ă©poux pour la dite demoiselle Legardeur avec tous ses droits noms et raisons et actions qu’elle a des prĂ©sentes charges et qui lui pourront Ă©choir appartenant par succession et donation qu’autrement par le dit Seigneur futur Ă©poux pour la bonne amitiĂ© qu’il portera Ă la dite demoiselle future Ă©pouse et pour ce qui telle est sa volontĂ© lui a donnĂ© par donnation entre vif et la meilleure forme qui fera pour la somme de 3000 livres Ă prendre sur le meilleur et soit bien Ă la charge nĂ©anmoins si la dite Ă©pouse prĂ©devoir pour autant la dite somme et conviendra aux futurs Ă©poux pour que les hĂ©ritiers collatĂ©raux d’icelle sucesseur prĂ©tendre s’il advient la dissolution de la communautĂ© par le prĂ©dĂ©cesseur du Seigneur futur Ă©poux sera loisible Ă la dite future Ă©pouse de renoncer Ă la dite communautĂ© et ce faisant et prendra franchement et quittement la dite somme de 3000 livres tournois et ce qui sera venu et ce cependant et durant le dit mariage issue le prĂ©ciput ci après dĂ©claré le survivant au dit Seigneur et demoiselle futurs Ă©poux aura prendra par prĂ©ciput et avant partager savoir la dite future Ă©pouse et a habitĂ© les basques royaux sa chambre garnie et chose Ă son usage et le dit Seigneur futur Ă©poux et sois habitĂ© livrer et avĂ©rer et chose aussi Ă son usage et avec meubles et la communautĂ© qui leur surviverait voudra choisir rĂ©ciproquement sur quel et la somme de croire de 1000 livres tournois selon lĂ©gataire qui sera fait après le dĂ©cès du premier mourant et prisĂ© de celui saura croire en la dite somme deviendra au choix et option du dit survivant et pour se justement en partie pour tout et il appartiendra dans 4 mois qui suivant l’ordonnance Le dit Seigneur et Damoiselle future conjoint ont fait constituĂ© par leur père ce portera du dit futur auquel. Ils se sont donnĂ©s pouvoir de ce acquĂ©rir acte car ainsi promettant et obligeant fait en droit sont fait renonçant fait et passĂ© au QuĂ©bec en la maison du Sieur de Tilly en 1668 en après-midi le 9 octobre en prĂ©sence de Jean-Baptiste Goulay et demoiselle Fontaine et Pierre de Lacroix demeurant au QuĂ©bec les Ă ce requière qui ont signer Ă ce prĂ©senter avec le Seingneur de Saurel et damoiselle Catherine Legardeur parure ainsi Notaire suivant l’ordonnance Ă promis roturer Ă qui Ă©tait Ă sa juste valleur59.
Les témoins ont tous signés
Saurel Catherine Legardeur Legardeur de Tilly Geneviève Juchereau François de Laval Évêque Daniel Rémy de Courville Coucelle Pierre de Lacroix Bouteroute Sallière Marie Legardeur Marie Favery L.Noël Legardeur Leneuf de la Poterie Marie Chartier Legardeur Romain Becquet notaire Henry Duponceau Charles Aubert de Lachenaie Jucherau de Laferté Legardeur de Répentigny Juchereau Saint-Denis Jean Talon Intendant
SIGNATURES DE PIERRE DE SAUREL ET CATHERINE LEGARDEUR
59Â Les inventaires des greffes notaires Romain Becquet.
SEIGNEURIE DE SOREL


Seigneurie de Sorel
Le 20 octobre 1672
Jean Talon conseiller du Roi en ses conseils d’États privĂ©s, Intendant de la justice, police et financiers de la Nouvelle-France ĂŽle de la Terre Neuve, Acadie et autres pays de la France Septentrionale, Ă tous ceux qu’il appartiendra lettres verront sa MajestĂ© ayant de tout tenu recherchĂ© avec soin et le zèle convenable au juste titre de fils aĂ®nĂ© de l’Église les moyens de pousser dans les pays les plus inconnus par la propagation de la foy et la publication de l’Évangile la gloire de Dieu avec le nom chrĂ©tien fin premièrement et principale de l’Ă©tablissement de la Colonie Française en Canada et par accessoire de faire connaĂ®tre aux parties de la terre la plus Ă©loignĂ©e du commerce des hommes sociables la grandeur de son nom et la force de ses armes et n’ayant pas estimĂ© qu’il y en eut de plus sure que de composer cette Colonie de gens capables de la bien emplir par les qualitĂ©s de leurs personnes l’augmenter par leurs travaux et leur application Ă la culture du blĂ© des terres et de la soutenir par une vigoureuse dĂ©fense contre les insultes et les attaques auxquelles elle pourrait ĂŞtre exposĂ©e dans la suite des terres a fait passer un de pays de bon nombre de ses fidèles sujets officiers de ses troupes dans le RĂ©giment de Carignan et autres dont la plupart se conformants aux grands et pieux desseins de sa MajestĂ© voulant bien se lier au Pays en y formant des terres et Seigneuries d’une Ă©tendue proportionnĂ©e Ă leur force et le Sieur de Saurel Capitaine du dit RĂ©giment nous ayant requis de lui en dĂ©partir nous en considĂ©ration des bons utiles et louables services qu’il a rendu Ă sa MajestĂ© en diffĂ©rents en visite tant en l’ancienne France que dans la nouvelle depuis qu’il est passĂ© par ordre de sa MajestĂ© et en vue de ceux qu’il tĂ©moigne vouloir encore cy après.
En vertu du pouvoir par elle Ă nous donnĂ© et avons accordĂ© et donnĂ© et concĂ©dĂ© et accordons, donnons et concĂ©dons par ces prĂ©sentes au dit Sieur de Saurel l’espace de terre de la quantitĂ© de deux lieues et demi de terre de front Ă prendre sur le fleuve Saint-Laurent savoir une lieue et demi au-delĂ de la rivière Richelieu sur deux lieues de profondeur et une lieue au-delĂ sur une lieue de profondeur cy tant y a avec les Ă®les Saint-Ignace, Ronde et de Grâce ainsi nommĂ©s dans notre carte figurative. Pour en jouir de la dite Ă©tendue de terre en fief seigneurie et justice lui ses oirs ayant causes et la charge et foy et hommage que le dit Sieur de Saurel ses oirs ayant causes seront tenus de porter au Château Saint-Louis de QuĂ©bec duquel il relèvera aux droits et redevances accoutumes et au dĂ©sir de la coutume de la PrĂ©votĂ© de Paris et VicomtĂ© qui sera suivi Ă cet Ă©gard par provisions et en attendant qu’il en soit ordonnĂ© par sa MajestĂ© et que le appellations du juge qui pourra ĂŞtre Ă©tablis au lien ressortiront par Ă la charge qu’il continua de tenir ou faire feu et lieue sur la dite Seigneurie ce qu’il stipulera dans les contrats que fera Ă ses tenanciers qu’ils seront tenus de rĂ©sider dans l’an tenir feu et lieue sur les concessions qu’il accordera ou leur aura accordĂ© et qu’Ă faute de ce faire il rentrera de plein droit en possession des dites terres que le dit Sieur de Saurel conservera les bois de chĂŞnes dans l’Ă©tendue des concessions particulières faites Ă ses tenanciers qui seront propres Ă la construction des vaisseaux pareillement qu’il donnera incessamment avis au Roy ou Ă la Compagnie Royale des Indes Occidentales des Mines Minières ou minerais.
Si aucuns se trouvent dans l’Ă©tendue du dit fief et Ă la charge de laisser les chemins ou passages nĂ©cessaires car ainsi pour le bon plaisir du Sieur de laquelle sera tenu prendre la confirmation des parties ainsi ont tous du signer et celui contresignĂ© en foi de moi de quoi ainsi avons signĂ© en prĂ©sence et y celle faite après-midi car avons contre signer par moi notaire souverain de QuĂ©bec le 27 0ctobre 1672 signĂ©s Jean Talon par Monseigneur Garnier60.

CERTIFICAT DE DÉCES DE PIERRE DE SAUREL
Â
           Le 28 jour de novembre 1682 a Ă©tĂ© enterrĂ© Monsieur de Sorelle dans l’Église de Ville-Marie, il mouru de mort subite tous les messieurs du SĂ©minaire ont assistĂ© Ă son enterrement et Guyotte. CottĂ© et paraphĂ© suivant l’ordannance Boyvinet[61].
    [61] Les registres de Ville-Marie.

CERTIFICAT DE DÉCES DE CATHERINE LEGARDEUR
Â
           L’an 1732 le 15 juin par moi soussignĂ© a Ă©tĂ© inhumĂ©e dans le cimetière. Le corps de Madame Catherine Legardeur veuve de Messire Pierre de Saurel de son vivant capitaine pour sa MajestĂ© dans ce Pays. Le 23 jour du courant est mortement sans sacrement Ă©tant de quoi le CurĂ© a signĂ© et âgĂ©e de 82 ans et 10 mois[62].
                                                               F.Pierre Verquaille prêtre et Missionnaire.
[62]Â Les registres de la paroisse Saint-Pierre de Sorel.
  CONCLUSION
            J’ai rĂ©alisĂ© cette revue avec la collaboration de François Lesbros, Adjoint Ă la Mairie de Fort Barraux DauphinĂ© France. Nous correspondions ensemble depuis, le mois de juillet 1991, et nous avons mis Ă profit nos connaissances outre mer. J’ai eu l’occasion de le rencontrer Ă deux reprises; la première fois Ă l’HĂ´tel Ramada Olympique Ă MontrĂ©al, le 15 fĂ©vrier 1992, et la seconde fois, Ă l’Auberge de la Rive de Sorel, le 4 octobre 1992, lors du 350ième de Sorel. Je corresponds toujours avec Monsieur Lesbros, et j’espère dans un avenir prochain, d’accepter son invitation, de visiter les Archives de Fort Barraux.
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           Dans cette revue, j’ai dĂ©crit le plus clairement possible, tout ce qui touche de près ou de loin; les noms des familles Saurel. J’ai essayĂ© de retracer des photos de la famille de Pierre de Saurel. Mais, selon Monsieur Lesbros, il n’y a jamais eu de photos ou de peintures sur cette famille. J’ai reçu de Grenoble de la documentation sur la famille Saurel, des cartes postales du Fort Barraux, et du RĂ©giment de Carignan. Nous en connaissons un peu plus sur sa vie Ă Grenoble, avec ses parents. L’on ne peut changer l’histoire de sa vie au QuĂ©bec, ce que tout le monde savait dĂ©jĂ . J’espère que vous aimerez ce travail, pour connaĂ®tre plus profondĂ©ment, la vie Pierre de Saurel, qui a fondĂ© notre belle ville de Sorel.
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La transcription des contrats notariĂ©s et des certificats des pages 9-13-14-15-16-23-24-25-26-29 et 30, sont de l’ancienne Ă©criture française.
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Livres consultés
Â
1. L’Histoire de Sorel Couillard DesprĂ©s.
Â
2. L’Histoire du Chenail du Moine par Walter White.
Â
3. Les registres de la paroisse Notre-Dame de Québec.
Â
4. L’Histoire vivante de Nos Racines Vol.2
Â
5. Dictionnaires René Jetté et Cyrprien Tanguay.
Â
6. Les registres de la paroisse Saint-Pierre de Sorel.
Â
7. Dictionnaire Larousse les nom propres.
Â
8. Dictionnaire Dauzat de Larousse.
Â
9. Dictionnaires des prénoms par Philippe Lagneau et Jean Arbuleau Vernay de      Visque Accadémie héraldique de France.
Â
    10. Armorial du Canada Français.
Â
    11. Le Grand Larousse.
Â
    12. Histoire de la famille par François Pison 1982 France.
Â
    13. Inventaire des greffes de notaires.
Â
    14. Institut Drouin.
Â
    15. Sources verbales Jérôme Larochelle.
Â
    16. Les Dauphinois au Canada par Pierre Saint-Olive France.
Â
    17. Les registres de l’HĂ´tel de Ville de Grenoble.
Â
    18. Les Archives Départementales de Grenoble.
Â
    19. Le guide Michelin du Dauphin.
Â
    20. Livre du Musée de Stendale Grenoble France.
Â
    21. Cartes postales de Grenoble.
Â
    22. Les archives de la mairie de Fort Barraux.
Â
    23. Bibliographies du Canada.
Â
    24. Le rapport de l’Archiviste de la Province de QuĂ©bec
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